mercredi 28 février 2007

Arequipa la voleuse...

MERCI à tous pour vos commentaires.
On est bien content de faire rêver toujours plus de gens...

Malheureusement ça va plus être possible pendant quelques temps, étant donné qu'on s'est fait voler notre sac, avec appareil photos, monnaie, carte de sejour et autres souvenirs sentimentaux (carnet de voyage).... Comment ça s'est passé ? A vous de devinez... On attend les propositions...Voici quelques indices :_une tache
_une vieille dame
_du poulet
_un escalier

La morale de l'histoire : TROP BON, TROP CON !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

En attendant vos propositions, notre voyage continue avec ces leçons de vie... ça nous apprendra a descendre de la montagne pour regagner la ville "civilisée ! Des nouvelles bientot avec peut être des photos.

Envoyez vos dons à l'association proxima estacion peru pour qu'elle continue à vous faire voyager...........!?

audreyrafael

jeudi 22 février 2007

pampa galeras...suite et fin

A l'heure où blanchit la montagne, durant presque un mois, un nouveau jour d'étude commençait.

Mais on était loin de s'imaginer à quel point ces journées allaient être enrichissantes...Souvent, on commençait par aller prendre un bon gros repas (riz, pates, oeufs, poulet,...) chez Tonia : la patronne du seul "resto" à au moins 50 Kms à la ronde.
On enchaînait ensuite par une durée de stop plus ou moins longue, où l'on profitait des paysages, avant de trouver un camioneur ou un chauffeur de bus sympa qui veuille bien nous conduire à 10 kms du campement, là où l'on trouve encore des guanacos (quatrième espèce de camélidé sudaméricain, cousin sauvage du lama, en voie d'extinction au Pérou)
Enfin arrivés à destination, la première chose à faire était de découvrir et explorer les lieus, à la recherche du fameux Guanaco, qui s'enfuyait à la moindre de nos apparitions...
on avait la chance de trouver un bon endroit d'observation, on pouvait rester la journée entière, jumelles à la main, à guetter leur comportement et leurs déplacements...
... quites à se faire surprendre par la brume...
... ou la pluie !
Le but de ce stage était de voir où les guanacos s'alimentaient,
afin d'étudier ces zones et leur flore...
Ceci permettra peut-être d'aider à une conservation future de l'espèce...
Peut-on imaginer que dans cette étendue vide de tout, pleine de riens, se cachent en fait :
des couleuvres,
des mygales,
des cactus,
des fleurs oranges non identifiées qui piquent
et
des gens...
... qui nous promènent à travers la Puna, à trois sur une moto, le bonnet péruvien dans le vent !
Ces derniers ayant d'ailleurs bien besoin de prendre l'air,
après de nuits de calentitos ("champagne local", à base de rhum, de thé et de miel)
autour du feu, pour l'anniversaire de Rafael...
Dans ces montagnes, où le temps prend une autre dimension,
chaque évènement se déroule en trois jours :
_ la SERENATA : la veille, où les gens du sexe opposé chantent et dansent
en l'honneur de la personne qui fête son anniversaire...
_el SANTO : "le jour saint" de la fête
_el CURA CABEZA : remise de la gueule de bois (ça vaut bien un jour !!!)
Pour faire disparaître les effets et les odeurs de ces deux nuits passées au coin du feu (celui qui sert pour la soupe), d'autres ont choisi de laver leur linge sale en famille,
comme Gaby et Etson, les enfants de Tonia.
Pampa Galeras a aussi été l'occasion pour rafael de ne pas perdre la main,
en rénovant le "letrero" (panneau bleu) de notre cuisinière, Tonia.
Travail récompensé par un fromage !
Après tout ça, on était bien fatigués, alors on est parti se coucher...

samedi 3 février 2007

pampa galeras...

PAMPA GALERAS

(env. 4000 m. d'altitude)



les fameuses vigognes...sauvages. Celui-ci s'appele Machito, il a été nourri au biberon et en garde une certaine forme de docilité, ce qui ne l'a pas empéché pour autant de chiquer Audrey !





La base scientifique de Pampa Galeras était à l'origine destinée à accueillir un projet allemand de conservation et de commercialisation de la fourrure de vigognes dans les années 70.
Une fois la tâche menée à bien, les allemands ont rendus le bébé aux péruviens qui, faute de moyens, ont quasiment laissé le site à l'abandon, avant que le CONACS (COnseil NAtional des Camélidés Sudaméricains, qui nous accueille) ne décide de relancer le projet et de l'étendre à un autre animal, le guanaco, sorte de lama sauvage, en voie d'extinction lui aussi...
Du temps des allemands, un générateur offrait de l'électricité, une pompe amenait l'eau courante et des poêls réchauffaient l'atmosphère lors des nuits glacées...
Les prises, les sanitaires et les cuves à mazout sont les derniers témoins de cette époque...
il y avait même le satellite, comme en témoigne cette antenne !

on va enfin pouvoir observer les étoiles... par -02 degrés !


l'eau courante... au sens propre !
on la transporte depuis le ruisseau pour pouvoir laver son corps (le minimum vital!!!),
ses vêtements et ses outils...
On reviendra prochainement (dans trois semaines normalement) sur les repas, pris dans une cabane en tôle en face de la base, servant de repères aux hommes du CONACS...
Au menu: patates, riz, soupe avec vicères et pattes de poulets (en vrai, avec les griffes, les os et tout et tout!!!) qui flottent et gateaux secs... On était content de rentrer ce week end à Nasca, on se serait cru dans Kho-lanta, comme si on avait gagner un jeu de confort ou l'imunité !!!
(bons restos et douche chaude !)
DES BISES À TOUS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!