Extraits de carnets de voyage...
"Normalement, le plus court et le plus facile pour aller au Machu Picchu, c'est le train. Mais c'est aussi très cher. Alors, comme on aime bien compliquer les choses, et qu'on a entendu parler d'une route longue et pénible, mélangés aux locaux et aux animaux, tellement moins chère et tellement plus authentique, on a opté pour cette solution.On ne savait pas encore à quoi s'attendre ! "
"Notre expérience du Machu Picchu ne peut se résumer à la seule visite de ce site, je dirais même que c'est sans doute une des choses qui ont pour moi, le moins d'importance... Car, avant toutes choses, il y a des hommes, des paysages et... des crampes." 

"Le bus devait partir à 20h00 de Cuzco pour Santa maria, comme d'hab. le départ a été retardé. Pas grave, nous on a le temps ! Le bus partira enfin, surchargé, dans un grincement de pneus, les amortisseurs comme tape-cul, et les gens s'entassant le mieux que possible, cherchant une position confortable pour les 8h00 de trajet prévu sur une piste de boue et de terre.
De nuit, je pense que c'est mieux : ça fait moins peur ! On ne s'aperçoit pas réellement de la profondeur du précipice. Bien sûr, on voit bien que la terre escarpée tombe dans un trou noir dont les roues du bus sont parfois trop proches."
De nuit, je pense que c'est mieux : ça fait moins peur ! On ne s'aperçoit pas réellement de la profondeur du précipice. Bien sûr, on voit bien que la terre escarpée tombe dans un trou noir dont les roues du bus sont parfois trop proches."
"Il y a de longues heures de bus, presque interminables, "

"des kilomètres à pied sous une pluie torrentielle,"
"A une heure du mat', le bus s'arrête, la lumière s'éteint, la porte se ferme... là on se demande si on ne regrette pas déjà. Nous sommes restés arrêtés jusqu'à 7h00 environs, tentant du mieux qu'on pouvait de trouver une position confortable, introuvable pour dormir...
puis le soleil s'est levé et la surprise est arrivée... quelle chance d'avoir été arrêtés aussi longtemps à cause des glissements de terrain. Nous n'aurions pas vu la route de jour, celle qui mène à l'Amazonie du Sud, Puerto Maldonado, la jungle dans les montagnes..."
la brume qui se lève et découvre la jungle qu'on attendait pas,

"...celle dont j'ai tant rêvé tout ces années. Je suis fatiguée, je pue la chèvre et les odeurs nauséabondes qui sortent des fesses sales des locaux, mais je suis tellement heureuse de traverser ces cascades de boue, de voir le précipice rempli de bananiers et autres plantes exotiques..."

"Dans le minibus pour SantaTeresa, malgré l'envie de vomir certainement due aux nombreux virages, à la vue du précipice et à la fatigue, j'admire toujours autant ces paysages de selva parmis la sierra."

"Nous avons mangé à SantaTeresa avec d'autres touristes sans savoir à quel point la suite allait être éprouvante et à la fois magique..."

"les lignes de chemin de fer, véritable séance d'hypnose pour les sens... "

" Finalement nous avons marché sur les rails, avec les cailloux qui font mal aux pieds et les planches irrégulières qui empêchent d'avoir un rythme régulier... "
"et l'on marche, et l'on marche, et l'on marche..."

"des paysages magnifiques, des sommets dans la brume, un éboulement, un avocat qui ne se décroche pas de son arbre, des tunnels et des cascades. C'était dur, dégoulinants de pluie et de sueur, mais qu'est-ce-que c'était bon !"
"il pleut, nous ne sommes plus qu'une flaque, ou un cour d'eau qui, lentement mais surement, se fraie un chemin vers Aguas Calientes, point de départ de l'ascencion vers le Machu Picchu..."

" on dort, il pleut, on se réveille, il pleut... rien ne sèche, tout se transporte.
Le temps s'accélère au moment où le soleil réapparait.
On y est... "

Le temps s'accélère au moment où le soleil réapparait.
On y est... "


"Enfin la Citée perdue !"
"La vue est belle mais parasitée. Il est "tard", ça grouille de touristes, lesquels semblent déjà avoir envahit les moindres recoins de la citadelle... "

"Difficile de se frayer un chemin, dur d'être seul... même mentalement. "

"J'aurais tellement aimé découvrir ce lieu sacré la première..."
"J'envie les premiers aventuriers qui sont arrivés là et ont pû profiter du site, seuls... cela devait être tellement différent, tellement fort et sécurisant..."
"Tant pis, la visite est courte mais intéressante... trop tard pour tout voir, mais la vue sur la vallée reste magnifique... "
"la descente est pénible, les genoux et le moral craquent... on arrose cette journée dans un resto souriant fait de tout et n'importe quoi... la nuit est courte et il faut reprendre la route..."
"Tant pis, la visite est courte mais intéressante... trop tard pour tout voir, mais la vue sur la vallée reste magnifique... "
"la descente est pénible, les genoux et le moral craquent... on arrose cette journée dans un resto souriant fait de tout et n'importe quoi... la nuit est courte et il faut reprendre la route..."
"Nous avons entrepris de faire Aguas Calientes-Ollantaytambo à pied (env.30 kms)"
"Erreur d'aiguillage, nous marchons vers Quillabamba et devons faire demi-tour pour filer vers Ollantaytambo... "
"6h30 de marche sur les rails, à éviter les trains, sous la chaleur assomante..."
"6h30 de marche sur les rails, à éviter les trains, sous la chaleur assomante...""et l'on marche, et l'on marche, et l'on marche... c'est long, c'est chaud, c'est beau... encore une fois la magie opère, la séance d'hypnose nous laisse hagards... nous ne sommes plus que des jambes qui tentent de limiter les dégats..."

"Le chemin est pénible mais on ne se lasse pas de tout ce qui nous entoure, "
"c'est encore une forêt luxuriante, proche de la haute jungle que nous traversons... les odeurs de pollen, de sucre et de fleurs, donnent à ce tronçon d'enfer une pointe de sensualité qui rend parfois le raidissement des muscles un peu moins douloureux..."
"Heureusement, au bout de 20 kms, un wagon d'ouvriers a bien voulu nous prendre clandestinement contre une petite pièce. La pluie commençait à tomber et il nous restait encore 10 kms dans les caillasses, les pieds en feu...""Cela reste quand même difficile et le Km 95 arrive comme un sauveur pour annoncer une courte trève... et l'on marche, et l'on marche,... et l'on monte dans un wagonnet et puis tout est plus facile... "
"et puis c'est la ville, une autre et encore une autre... et enfin l'aventure se termine, nous laissant riches de souvenirs, de gens et de douleurs... pour moi les personnes sont passées avant les pierres, qu'ils soient franco-américain : rougeot et bouffi, croate : artiste et marginale, française : souriante et sympatique, espagnol : végétarien et solitaire, chilien : routard et lunatique,... "
"Tous sont parti intégrante de ce voyage et sont associés à ces moments de déluge, d'heures interminables de marche, de vie... "
"Les jambes tremblantes, les pieds ampoulés, nous avons vu des choses magnifiques que les touristes prenant le train ont loupé."
"J'ai pris le temps de réfléchir et le plaisir de pousser les limites de mon corps et de mon esprit..."
"Finalement le beau dans cette expérience, ce n'est pas le Machu Picchu, c'est le reste. C'est cette sensation d'effort qui est belle, parce que, peut-être ce genre de site hors du commun mérite un sacrifice. Les touristes du train profanent ce lieu sacré, le laissent vide de sens, le dénaturent... ces quatres jours et trois nuits, ce sont mon trek de l'Inca, sans doute aussi dur, éprouvant et beau que l'autre, mais avec cette petite chose en plus qu'on appele l'authenticité. "





















Comme ici tout prend plus de temps, on cultive la patience... 
Enfin, nous voilà parti à la conquête du plus haut et plus grand lac navigable au monde...
le LAC TITICACA...
Bien que ces eaux et les communautés qui y vivent ne soient pas aussi authentiques qu'on nous le laisse croire...
On sent bien que pourtant beaucoup de choses ont changé...
...même si rien ne semble avoir bougé !
Qu'il semble loin le temps où... :
... les barques en roseau étaient le seul moyen pour rejoindre la terre ferme...
... les îles de roseaux d'Uros, fétus de paille perdu au milieu du lac, abritaient encore d'authentiques familles de pêcheurs...
... on machait des racines pour se laver les dents...
... on édifiait des tours pour mieux se réincarner...
_ les hommes croyaient encore en la Pachamama, Terre Mère qu'il vénérait autrefois sur l'île d'Amantani. 
Aujourd'hui cette île a conserver son aspect sauvage, avec ses cultures de quinoa (céréale à haute valeur énergétique) 
On y est accueilli chez l'habitant qui, pour survivre doit troquer sa chemise pleine de terre contre un costume folklorique pour faire danser les touristes le soir venu.
Pire encore, sur l'île de Taquile (à 1h00 d'Amantani), il semble que les autochtones se soient définitivement reconvertis en bêtes de foire pour vivre exclusivement du tourisme...
Profitez d'ailleurs de cette photo, elle vaut "one sole" (1 nuevo sole = 0.25 euros env.) !
Conclusion : les excursions organisées ne sont vraiment pas faîtes pour nous, cependant on ne peut que s'incliner devant des paysages d'une telle beauté...