dimanche 27 mai 2007

Iquitos ou la Cité des paradoxes...

Comme toutes les grandes villes du Monde, Iquitos a ses bons et ses mauvais côtés, son plus et son moins, son tout et son rien. A Iquitos, il y a des fleurs, des animaux, des endroits magiques, des gens, des amis que l'on retrouve et puis il y a les autres, ceux qui semblent avoir renoncé à leur condition d'humain pour céder à leurs caprices pervers de touristes sexuels ou de montreurs d'animaux exotiques. On se repose. On ne sait pas si ça fait du bien... Ensuite on repassera voir les singes pour leur dire aurevoire et remercier les gens de Tarangué, avant de filer tranquillement vers la côte pour de nouvelles aventures...................

lundi 21 mai 2007

Pacaya Samiria...







"Bonjour, vous êtes bien en forêt amazonienne.
Nous sommes momentanement dans l'incapacité de communiquer, faute de mots pour décrire l'intensité des sentiments.
La pratique quotidienne d'une autre langue n'aidant pas, nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée. Néanmoins, vous pouvez laisser un message apres le bip photographique."

"On n'est pas encore revenu du pays des mystères...
...il y a qu'on est entré là, sans avoir vu de la lumière..." "Petite soeur de mes nuits, ça m'a manqué tout ça..."

"Quand tu sauvais la face à bien d'autres que moi..."

"Sache que je n'oublie rien..."


"Si tu cherches un abri inaccessible, dis-toi qu'il n'est pas loin,

et qu'on y brille..."

" A ton étoile..."

-NOIR DESIR-

samedi 12 mai 2007

les singes semblent parfois plus humains...

Cette nuit Apu est mort !
La cohésion est rompue jusqu'à ce qu'un autre prenne sa place...
Les dents claquent et les rôles changent. Des portes se sont ouvertes, des yeux se sont fermés !
Je suis parti parceque j'étais lassé. J'ai refusé de vivre dans ce monde, certainement pas assez utopique pour moi. J'ai fuit cette ambiance qui me rendais chaque jour plus extrême...
Et puis je les ai rencontré, plein d'innocence et de curiosité. Se demandant se qu'il pourrait bien trouver en ouvrant ces lèvres ? Se regroupant au moindre bruit suspect... Parcqu'ensemble on est plus fort ! Se mettant le doigt dans le nez, ou se grattant les fesses sans honte ni gène, parcequ'après tout, tout ça c'est naturel.
Ils évoluent lentement mais sûrement, jour après jour... profitant de chaque instant, faisant leur monde un peu plus beau, un peu plus sain(t).
Rien n'est important... Apu veille...
Aujourd'hui, il faut l'enterrer... sans artifices religieux...
dans la simplicité et le respect dû à ce mâle dominant !
La vie reprend son cycle, le groupe reprend sa vie...
Ce sont tous des enfants inocents et joueurs. L'humanité ne serait-elle pas plus belle si elle restait un peu plus dans l'enfance ? Grâce à eux je suis devenu plus humaine !!!

Lettre à l'être humain...

Un jour, j’irai brûler votre habitat, abattre vos repères, couper vos vivres,ensanglanter vos coeurs… comme vous le faîtes pour nous !Prenez conscience que vous enfumez les poumons du monde. Que deviendra la vie sans oxygène ?...La vie n’est plus un long fleuve tranquille…Ne dit-on pas de quelqu’un qu’il est humain quand il a du coeur ?...
Qu’attendez vous pour en avoir ?
El planeta es de todos… ¡ compártelo !


MERCI TARANGUé

Vivre avec les animaux, c'est naturellement s'adapter à leur rythme... Certains mangent le jour, quand d'autres s'éveillent au crépuscule... ça faits des nuits courtes et des journées bien remplies, le réveil est souvent difficile mais la bonne humeur ambiante aide à passer au delà. Nourrir plus de 40 animaux, de 6 espèces différentes, 4 fois par jour c'est un investissement physique important mais salutaire, car on apprend ainsi à passer (un peu) au second plan... "les singes et le paresseux d'abord !" Parceque c'est nous qui leur devons quelquechose. Le quotidien ne lasse pas grace à eux, on s'époille, on sepapouille, on se dépouille, on s'enlace, on se prélace, on se délasse... et puis on dort. Le livre de la jungle Taranguéenne se referme doucement... Un nouveau chapitre important de notre aventure se clot. Mais ce qu'il y a de bien avec les ouvrages que l'on a aimé, c'est qu'on peut les relire, y revenir pour ne pas se perdre. C'est important de savoir qui l'on est, d'où l'on vient, où l'on va. Je crois qu'en celà, la forêt Amazonienne offre des réponses, aussi bien, sur notre passé d'ancien primate que sur notre avenir de futur naufragé... MERCI TARANGUé